Economie

Conférence africaine des start-up: les participants soulignent l’importance de la coopération pour accélérer la transformation numérique en Afrique

ALGER – Des ministres et responsables africains ont souligné, vendredi à Alger, lors du Sommet ministériel organisé dans le cadre des travaux de la Conférence africaine des start-up, l’importance de la coordination et de l’action commune pour accélérer la transformation numérique en Afrique, mettant en avant les efforts de l’Algérie pour parachever la libération et la renaissance du continent.

Dans ce cadre, le ministre des Affaires économiques et financières de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Mouloud Mohamed Fadel, s’est réjoui de sa participation à la Conférence d’Alger des start-up, se félicitant du fait que son pays soit partie prenante de « la dynamique africaine pour l’émancipation technologique ».

« Nous sommes fiers de faire partie de cette dynamique africaine pour l’émancipation technologique, qui s’inscrit dans la continuité de la dynamique historique de l’Afrique, qui était jadis une dynamique de libération, d’indépendance et de décolonisation », a-t-il dit, ajoutant que « l’Afrique, à travers l’Algérie, œuvre aujourd’hui à parachever son émancipation et à réaliser sa renaissance ».

Il a, à cette occasion, mis en avant le potentiel de l’Intelligence artificielle pour aider l’Afrique à connaître un véritable essor dans divers domaines comme l’agriculture, la santé, l’éducation et la cybersécurité, mais aussi à développer des solutions environnementales.

Cette conférence, a-t-il dit, permettra à l’Afrique de « capitaliser sur les avancées technologiques et de les employer au service des intérêts et des priorités des peuples africains », rappelant les efforts de la République sahraouie dans ce sens, notamment à travers l’organisation d’une conférence intitulée « L’innovation au service des réfugiés sahraouis » du 1er au 3 décembre 2024.

« La cause sahraouie est un projet d’Etat indépendant et, par conséquent, le peuple sahraoui s’intéresse à l’emploi de la technologie au service de son projet futur, d’autant que toutes les institutions sahraouies et toutes les initiatives économiques du pays entendent recourir à l’Intelligence artificielle dans l’administration, la gestion des affaires des réfugiés, l’éducation et la santé », a-t-il soutenu.

De son côté, le ministre d’Etat à l’Innovation et à la Technologie de l’Ethiopie, M. Bayissa Bedada, a souligné l’importance de cette conférence continentale « exceptionnelle », saluant la contribution de l’Algérie à la dynamisation de la coopération africaine dans divers domaines.

Cette conférence continentale reflète « les aspirations de l’Afrique en matière d’innovation et de transformation numérique », a-t-il affirmé, mettant en avant l’importance de la synergie pour accélérer le passage vers l’économie de la connaissance dans la région.

Le ministre tunisien des Technologies de la Communication, Sofiene Hemissi, a, quant à lui, relevé la convergence de vues entre l’Algérie et la Tunisie sur les moyens de développer les start-up et d’encourager l’emploi de l’intelligence artificielle dans différents domaines.

Le développement des start-up « ne saurait se réaliser qu’à travers le renforcement des jeunes ressources humaines et la mise en place de cadres juridiques adaptés », a relevé le ministre tunisien, rappelant que la ressource humaine était le capital des pays africains.

Pour sa part, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique de la République du Congo, Léon Juste Ibombo, a estimé que la conférence permettait aux participants de joindre leurs efforts et de partager leurs idées, notamment dans le contexte actuel où il est essentiel que l’Afrique parle d’une seule voix, a-t-il dit, soulignant l’importance de cet événement et de ses conclusions pour « imprimer une nouvelle dynamique africaine ».

En marge des travaux de la conférence, les porteurs de projets innovants et les start-up continuent d’exposer leurs produits et innovations et d’échanger avec leurs homologues africains participant à cet événement en vue d’établir des relations d’affaires et des partenariats.

Pour rappel, les participants au Sommet ministériel africain des start-up, organisé dans le cadre de la 3e édition de la Conférence africaine des start-up, se sont penchés sur le programme du Secrétariat général de la conférence et une feuille de route visant à accompagner la Stratégie africaine en matière d’Intelligence artificielle.

Les travaux de la 3e édition de la Conférence africaine des start-up se poursuivent jusqu’au 7 décembre.

 

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